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Née en 1995, Maëva Ferreira Da Costa vit et travaille à Dijon. 

Elle est diplômée de l’École nationale supérieure d'art et de design de Dijon avec les félicitations en 2020.

À travers des œuvres photographiques, sculpturales et performatives, elle sonde les angles morts du savoir humain et les frontières existantes entre l’art, la science et la science-fiction. Elle tente d’extraire le scientifique du niveau de la preuve pour donner à l'éprouver intimement dans une poésie contemplative. Elle veut nourrir nos imaginaires d’alternatives permettant une nouvelle littératie du futur.

Son travail a déjà été présenté au Salon des Réalités Nouvelles, à la Cité internationale des arts de Paris, à l’Université des arts et du design de Nagoya et au Musée des beaux arts de Dole.

 

"L’œuvre de Maëva Ferreira Da Costa donne forme à une archéologie spéculative toute personnelle, grâce à laquelle elle introduit un rapport poétique aux lois de la nature et peut imaginer de nouvelles de formes de vie. Jouant sur l’indistinction entre le réel et le factice, entre le microscopique et le macroscopique, entre l’ancestral et le futuriste, elle crée ainsi des objets ambigus, sinon duplices, qui résistent à la reconnaissance immédiate, comme à la définition catégorielle. Vestige astral, fossile préhistorique ou spécimen biomorphe, fruits d’une manipulation expérimentale ou curiosités tombées du ciel, les formes plastiques qu’elle décline échappent en effet à l’appréhension ordinaire en sorte qu’elle se donnent le plus souvent sur le mode du « fantastique naturel » pour reprendre la formule de Roger Caillois. Empruntant à la géologie, à l’astrophysique comme à la biologie, son esthétique de laboratoire est enfin mise au service d’une réflexion trans-, voire post-humaniste, qui interroge la place de l’homme dans l’univers, le rapport à son milieu et le pouvoir que lui confère la science. [...]"

 

- texte de Florian Gaité, 2019

FORMATION

2020 - DNSEP avec les félicitations du jury, ENSA Dijon

2018 - DNA avec mention pour la qualité des réalisations, ENSA Dijon

EXPOSITION PERSONNELLE

2021 - L’échelle de Kardashev, sur invitation du Salon des Réalités nouvelles et le commisariat de la Chaire art et science, Espace commines, Paris

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2022 (à venir) - Hors[ ]Cadre, Auxerre

2022 (à venir) - Esox Lucius, Saint-Maurice-lès-Châteauneuf

2021 - Objets vecteurs d’histoires, journées du patrimoine, lycée de céramique Henri Moisand, Longchamp

2021 - In Vitro, Théâtre des Feuillants, Dijon


2019 - A Forest, Musée des Beaux-Arts de Dole


2019 - Au travers... est une tentative, Atheneum, Dijon


2019 - NUA’s students exhibition, Nagoya University of the Arts, Japon

2018 - Exposition-évènement organisé par la Fondation Daniel et Nina Carasso - Nous ne sommes pas le nombre que nous croyons être, Chaire arts et sciences, Cité internationale des arts, Paris

RÉSIDENCES ARTISTIQUES

2022 - Atelier Médicis, Création en cours édition #6 - Équipage héliotrope

2021 - Développement d’un projet personnel et direction d’un Workshop autour des Objets vecteurs d’histoires au lycée de céramique Henri Moisand, Longchamp

TRANSMISSION

2021 - Demain l’humain, tous mutants - Animation d’un atelier artistique en centres de loisir, dispositif ÉTÉ CULTUREL proposé par les Ateliers Vortex, Dijon

2020 - Conférence lors d’un atelier de recherche sur le thème de L’École idéale auprès d’étudiants de l’ENSA Dijon

ÉVÈNEMENTS ET COLLABORATIONS

2019 - Actions artistiques participatives pour l’environnement avec l’association RE-ACT, Dijon

2018 - Lecture-performance - XXe Printemps des poètes, Dijon

"A HUMAN IS NOT ONLY A TERRESTRIAL BEING, BUT A COSMIC ONE. CONNECTED BY ALL MOLECULES AND PARTICULES OF THE BODY WITH THE COSMOS : WITH COSMIC RAYS, IT FLOWS AND FIELDS"

 

- Alexander Chizhevski

Nous sommes toutes et tous aux commandes de notre vaisseau spatial Terre. Et si des passagers clandestins se reposent sur le pilotage automatique, nous autres collasponautes devons leur tendre les commandes, leur proposer d’agir. Avant de s’ébahir devant nos ruines, comme Bruno Latour nous le suggère, il serait temps d’atterrir¹.

Cependant, notre époque saturée d’images exige un effort d’imagination élaboré pour pouvoir faire émerger des visions alternatives à la fin de l'anthropocène. Humilité et décentrement - il devient nécessaire de travailler notre capacité d’émerveillement, d'utiliser la contemplation comme un outils puissant qui peut nous remettre à notre juste place dans le monde.

En science-fiction plus qu’en toute autre littérature, il en va de grands textes comme des mythologies. Les mondes que donnent à explorer les œuvres du genre ouvrent sur mille chemins de compréhension, des voies multiples aux visions parfois contradictoires mais rarement sans issue.

 

Alain Damasio, "L’étoffe dont sont tissés les vents" Antoine St. Epondyle

À travers mon travail plastique, je cherche à sonder les angles morts du savoir humain et les frontières existantes entre l’art, la science et la science-fiction. Je tente d’extraire le scientifique du niveau de la preuve pour l’amener à échanger avec le public au niveau de l’intime dans une poésie contemplative.

Par la nécessité de fabriquer des récits de nouveaux mondes et par amour de l'objet, ma pratique artistique évolue via différents médiums, mais tend à se manifester, majoritairement, sous la forme de sculptures et d'installations performatives.

1 - "Où atterrir ? Comment s'orienter en politique", Bruno Latour, La Découverte, 2017